Devenir avocat en Turquie
Dans cet article, nous allons traiter de la question de savoir comment devenir avocat en Turquie.
Il est évident qu’il est nécessaire de passer par une faculté de droit privé ou public.
Contrairement à la réglementation française dans laquelle l’accès au concours du CRFPA est soumis à la condition d’obtenir un master 1, la réglementation turque pose la seule condition de l’obtention d’une licence en droit.
Rappelons qu’en Turquie, la licence dure 4 ans et non 3 ans comme en France.
Pour accéder à la profession d’avocat en Turquie, il n’y a pas de concours.
A la fin de la licence de droit, un stage de 12 mois à savoir, 6 mois au palais de justice et 6 mois en cabinet d’avocat est suffisant.
Donc, pour devenir avocat en Turquie, il suffit de d’un an de stage et soumettre une demande d’inscription au barreau afin de prêter serment et ainsi d’obtenir leur capacité d’exercice.
Absence d’école d’avocat en Turquie
Contrairement à la France où il existe un centre de formation à la profession d’avocat (CRFPA).
Il n’y a pas d’école similaire pour les futurs avocats en Turquie. Cela cause un problème de communication entre les avocats eux-mêmes, mais aussi entre les avocats et les magistrats.
La méthodologie et la déontologie de l’avocat en Turquie ne s’acquièrent pas par la formation dans une école, mais dépendent totalement de son maître de stage.
Stage au Palais de justice.
L’avocat stagiaire en Turquie effectue son premier stage au palais de justice dans la ville de son choix. Chaque mois, le stagiaire est affecté à différentes sections du palais.
Stage en Cabinet d’avocat
Le futur avocat en Turquie effectue la seconde moitié de son stage d’un an au sein d’un cabinet d’avocat.
Une convention de stage est signée entre le cabinet et le stagiaire qui est ensuite soumis au barreau qui valide le cabinet.
Le maître de stage doit avoir exercé le métier depuis au moins 5 ans pour pouvoir accueillir un avocat stagiaire au sein de sa structure.
Fin du stage
A la fin du stage, l’avocat stagiaire devient avocat en Turquie et obtient le droit de prêter serment et d’obtenir son « Ruhsat », c’est-à-dire, son « titre » pour pouvoir exercer en tant qu’avocat. Ensuite, libre choix pour le nouvel avocat en Turquie de pouvoir travailler en tant que collaborateur ou en nom propre.
